Auto-scan conformité : les 20 questions qu’un organisme notifié posera en premier
Checklist de 20 questions pour auto-évaluer en 15 minutes la maturité réglementaire d'un SaMD : classification, QMS, IEC 62304, ISO 14971, cybersécurité.
Houssam Karrach · Architecte logiciel
Cette checklist reprend les questions qu’un auditeur d’organisme notifié pose en priorité lors d’une première évaluation d’un logiciel dispositif médical. Elle est conçue pour une auto-évaluation en une quinzaine de minutes.
Le principe de scoring est simple. Pour chaque question, répondez honnêtement :
Oui (1 point) : l’élément existe, est documenté et vous pouvez le montrer en moins de cinq minutes.
Partiel (0,5 point) : l’élément existe dans les têtes ou dans un document obsolète, mais ne résisterait pas à un audit.
Non (0 point) : l’élément n’existe pas.
Le critère « montrable en cinq minutes » n’est pas anecdotique : en audit réel, une preuve introuvable équivaut à une preuve inexistante.
0/20points vérifiés
01Stratégie et classification0/4
02Système qualité0/4
03Cycle de vie logiciel — IEC 623040/7
04Gestion des risques — ISO 149710/3
05Cybersécurité0/2
Interprétation de votre score
0 à 10 points — Fondations à construire. Votre produit est exposé : en l’état, un audit se solderait par des non-conformités majeures, et une mise sur le marché conforme n’est pas atteignable sans un chantier structurant. La bonne nouvelle : partir tôt d’une feuille quasi blanche permet de construire un système proportionné, sans dette documentaire à rattraper. Priorisez la qualification, la classification et la mise en place du socle QMS.
11 à 16 points — Structuration en cours. Le socle existe, mais les écarts restants sont exactement ceux qu’un auditeur relève : traçabilité incomplète, dossier de risque non tenu à jour, cybersécurité traitée en périphérie. Un audit à blanc ciblé sur vos points « partiel » est le meilleur investissement à ce stade : il transforme une liste d’intuitions en plan d’action priorisé.
17 à 20 points — Maturité d’audit. Votre système est proche de l’état attendu par un organisme notifié. Le travail restant porte sur la robustesse des preuves : cohérence entre les documents, fraîcheur des enregistrements, capacité des équipes à répondre en entretien. À ce niveau, la préparation consiste à répéter l’exercice de l’audit, pas à produire de nouveaux documents.